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lunes, 4 de mayo de 2009

Sol XIII

Vous, vous êtes et nous, nous sommes
Des hommes pareils
Plus ou moins nus sous le soleil
Mêmes cœurs entre les mêmes épaules
Qu'est-ce qu'on vous apprend à l'école
Si on y oublie l'essentiel ?


Francis Cabrel- Des hommes pareils

viernes, 17 de abril de 2009

Sueño XVI

Adossé à un chêne liège, je descendais quelques arpèges,
En priant Dieu o Buddha que sais-je, est ce que tu penses à nous un peu?

Le monde est aux mains de stratèges, costume noir, cravate beige
Ou turban blanc comme la neige, qui jouent de bien drôles de jeux.

Il y a dans nos attelages, des gens de raison, de courage,
Dans tous les camps de tous les âges, dont le seul rêve est d'être heureux.

On a dressé des cathédrales, des flèches à toucher les étoiles,
Dit des prières monumentales, qu'est- ce qu'on pouvait faire de mieux?

Etes vous là? êtes vous proche? 0u trop loin pour entendre nos cloches?
Ou gardez vous les mains dans les poches? Ou est-ce vos larmes quand il pleut?

D'en haut de vos très blanches loges, les voyez vous qui s'interrogent
Millions de fourmis qui pataugent, la tête tournée vers les cieux.

Sommes nous seul dans cette histoire? Les seuls à continuer à croire?
Regardons nous vers le bon phare? Où le ciel est t-il vide et creux?




Apoyado en un alcornoque, tocaba algunos arpegios,
Rezando a Dios o Buddha, qué sé yo, ¿piensas en nosotros un poco?

El mundo esta en manos de estrategas, trajes blancos, corbatas beige
O turbante blanco como la nieve, que juegan a juegos extraños

Hay en nuestras bandas, gente de razón, de valentía,
En todos los campos, de todas las edades, cuyo único sueño es ser feliz

Hemos erguido catedrales, flechas que llegan a las estrellas,
Hecho rezos monumentales, ¿qué más podíamos hacer?

¿Estais ahí? ¿Estais cerca? ¿O demasiado lejos para oír nuestras campanas?
¿O guardaís las manos en los bolsillos? ¿O son vuestras lágrimas cuando llueve?

¿De lo alto de vuestros lares blancos, veis a los que se preguntan,
millones de hormigas que hunden, con la cabeza girada al cielo?

¿Estamos solos en esta historia?
¿Solos creyendo todavía?
¿Miramos al buen faro?
¿O está el cielo vacío y hueco?

Francis Cabrel- Le chêne liège

sábado, 11 de abril de 2009

Sueño X

J'ai croisé le mendiant qui a perdu sa route
Dans mon manteau de pluie je lui ressemble un peu
Et puis j'ai ton image plantée dans les yeux
Je pense encore à toi.

Je pense encore à toi-Cabrel

lunes, 6 de abril de 2009

Sueño V

Ce qui ressemble au hasard Souvent est un rendez-vous...

Francis Cabrel- Mademoiselle L'aventure

martes, 24 de febrero de 2009

Hoja IV

Mon ami le ruisseau dort dans une bouteille en plastique
Les saisons se sont arrêtés aux pieds des arbres synthétiqueS
Il n'y a plus que moi
Et moi je vis dans ma maison sans balcon sans toiture
Ou y'a même pas d'abeilles sur les pots de confiture

Francis Cabrel- Répondez-moi

jueves, 15 de enero de 2009

Estrella IV

Je lui ai dit
Si tu pleures pour un garçon
Tu seras pas la dernière
Souvent, les poissons sont bien plus affectueux

Francis Cabrel- La cabanne du pecheur

martes, 13 de enero de 2009

Estrella II

«Quand je serai fatigué,
De sourire à ces gens qui m'écrasent,
Quand je serai fatigué,
De leurs dire toujours les mêmes phrases,
Quand leurs mots voleront en éclats,
Quand il n'y aura plus que des murs en face de moi...»


Francis Cabrel- La dame de Haute savoie


¿Qui sait ce que je ferai? En tous les cas, je n'en suis pas là tout de suite...

domingo, 4 de enero de 2009

Pluma XIII

Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
Puisqu'on est fou, puisqu'on est seul
Puisqu'ils sont si nombreux
Même la morale parle pour eux
J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux

Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes
À trop vouloir te regarder j'en oubliais les miennes
On rêvait de Venise et de liberté
J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
C'est ton sourire qui me l'a dicté

Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves
Tu viendras toujours du côté où le soleil se lève
Et si malgré ça j’arrive à t'oublier
J'aimerais quand même te dire,
Tout ce que j'ai pu écrire
Aura longtemps le parfum
des regrets.

Et puisqu’on ne vivra jamais tous les deux…
_____________________________

Ya que nunca viviremos los dos juntos
Ya que estamos locos, ya que estamos solos
Ya que ellos son tan numerosos
E incluso la moral habla a su favor
Me gustaría decirte, de todos modos
Que todo lo que pude escribir
Lo escribi con la tinta de tus ojos

No ví que llevabas cadenas
De tanto querer mirarte se me olvidaron las mías
Soñabamos de Venecia y de libertad,
Me gustaría decirte, de todos modos,
Que todo lo que pude escribir
Es tu sonrisa quien me lo dictó

Vendrás a menudo andar en mis sueños
Siempre vendrás de donde sale el sol
Si aún con todo consigo olvidarte,
Me gustaría decirte que,
Todo lo que pude escribir,
Tendra durante mucho tiempo el perfume
de la añoranza

Y ya que nunca viviremos los dos juntos....

Francis cabrel-


Es tiempo de decir adiós. Poco a poco. Porque siempre fue la palabra que odié más en el mundo.

sábado, 3 de enero de 2009

Pluma XII

Elle écoute pousser les fleurs
Au milieu du bruit des moteurs
Avec de l'eau de pluie
Et du parfum d'encens
Elle voyage de temps en temps

Elle n'a jamais rien entendu
Des chiens qui aboient dans la rue
Elle fait du pain doré
Tous les jours à quatre heures
Elle mène sa vie en couleur

Elle collectionne
Les odeurs de l'automne
Et les brindilles de bois mort
Et quand l'hiver arrive
Elle ferme ses livres
Et puis doucement
Elle s'endort sur des tapis de laine
Au milieu des poupées indiennes
Sur les ailes en duvet
De ses deux pigeons blancs
Jusqu'au premier jour du printemps

Elle dit qu'elle va faire
Le tour de la terre
Et qu'elle sera rentrée pour dîner
Mais les instants fragiles
Les mots inutiles
Elle sait tout cela
Quand elle écoute pousser les fleurs
Au milieu du bruit des moteurs
Quand les autres s'emportent
Quand j'arrive à m'enfuir
C'est chez elle que je vais dormir

Francis Cabrel- Elle ecoute pousser les fleurs